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Après Lyon. Deux mots sur la métaphore et le numerique

Dans son article de 1948, Claude Shannon, théoricien du “bit”, établit une distinction entre l'”information” et le “sens”: la notion de “bit” ne s’applique pas au domaine du sens. En 1969, au cours de la première communication sur l’Internet, le message “logon” a été diffusé en partie seulement de sorte que seul atteint le mot “lo”. Le sens a été interprété par les chercheurs qui l’ont vu, comme Leonard Kleinrock. Dans l’histoire de l’informatique, l’interprétation de bits transmis est laissée à l’expertise des utilisateurs, jusqu’à ce que nous ayons réalisé l’importance de l’interface. L’introduction de l’interface graphique, avec le premier Macintosh en 1984, a créé un espace d’innovation nouvelle. Et un nouveau thème de réflexion, parce que le thème du sens a commencé à intéresser les techniciens. La solution aurait été l’idée de métaphore.

L’interface graphique du Macintosh était une métaphore du bureau. On comprend comment utiliser le Macintosh, car son interface rappelle le bureau: la connaissance de la vie au bureau se reflète dans la connaissance sur la façon d’utiliser les ordinateurs. Après ça, la métaphore étend progressivement son espace: Facebook travaille avec la métaphore de l’amitié. On peut se demander si la métaphore peut créer de la confusion (voir la discussion sur le virtuel et le réel): mais on l’interprète correctement si on sait comment les machines numériques travaillent.

La conscience de ce qui concerne les algorithmes des machines numériques et qui concerne la correcte compréhension des métaphores (qui simplifient l’utilisation des machines mais aussi risquent de banaliser le sens), est un problème pour le système de l’éducation et pour tous qui sont intéressés par la transmission culturelle. Mais on peut faire quelque chose seulement si l’on consacre une réflexion au thème du sens dans la métaphore utilisée dans la dimension numérique aussi à partir de la connaissance de la technique numérique: parce que on peut faire de l’éducation par le changement à la fois culturel et pratique, parce qu’on peut changer les idées mais aussi les machines, et parce que les deux stratégies se tiennent.

Voire:
Trasmissione a Lione